drapeau mex

Carnot à l’heure mexicaine

1900 – 1940

ubaye

 

Avant-propos

Remerciements

Première partie

Deuxième partie

Troisième partie

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Quatrième partie

Cinquième Partie

Sixième Partie

Postface

Table des matières

Plan – Villes de Cannes et du Cannet

Troisième partie

L’épopée des Bas-Alpins

Vallée de l’Ubaye - Mexique

Chapitre 4

Le retour au pays

 


Vallée de l’Ubaye

Revenir au pays, retrouver sa vallée natale de l’Ubaye ! Tous les Barcelonnettes ne réaliseront pas ce rêve. On estime à seulement 10 %, ceux qui feront le voyage de retour. Faute d’argent parfois ou tout simplement par choix de s’établir définitivement au Mexique.


Barcelonnette – Villas mexicaines – Avenue Porfirio Diaz



Villas mexicaines – Avenue de France – Barcelonnette

Parmi ceux qui ont pu ou voulu rentrer, une grande majorité reprendra le chemin des champs. Reste les autres, ceux à qui la fortune aura vraiment souri, ceux que les Ubayens appelleront les Américains ou les Mexicains. Ces anciens patrons des Grands Magasins ou des fabriques. Ils n’auront de cesse que d’inscrire leur réussite dans la pierre. Edification de somptueuses villas confiées à des architectes de renom dont certains avaient déjà travaillé au Mexique pour ces riches industriels. Mais attention dans la conception des maisons, surtout aucun exotisme, aucun rappel du pays coloré où ils avaient si bien vécu, pas de petite note « coloniale », aucune extravagance orientale qui n’aurait pas été de bon goût. Dans tous les cas ce que l’on voulait, c’était exprimer l’image du progrès et de la réussite sociale, l’afficher et la dire autour de soi.
Barcelonnette et Jausiers prennent alors des airs de villes de villégiature de la Belle Epoque. Surgissent de terre des maisons prêtes à vivre, avec intérieur totalement meublé, confié à des spécialistes en décoration. Des extérieurs soignés, avec jardin ornemental et immenses vergers ; le potager, lui, se fera plus discret, pour ne pas nuire à l’image luxueuse que l’on veut produire sur les passants admiratifs.
Chaque villa aura son nom. Certaines évoqueront le Mexique : Durango, Anita, Tapatia. D’autres diront l’attachement au pays : Sapinière, Rose des Alpes, Genévriers, Ubayette. Mais toutes seront la consécration de cette histoire fabuleuse et unique d’une émigration que seuls les Barcelonnettes étaient à même de réussir aussi splendidement.


Villa Les Genévriers – Barcelonnette

Villa La Sapinière – Musée de la Vallée – Barcelonnette


Château Les Magnans – Jausiers


Villa Anita – Barcelonnette


Riches industriels certes, mais pas moins mortels. Là encore, même souci d’inscrire, à tout jamais, le prodigieux passé dans le cimetière communal. Il était courant de faire construire, en même temps que sa villa, sa tombe monumentale qui sera confiée aux meilleurs tailleurs de pierres et marbriers italiens.


 
Cimetière de Barcelonnette

Riches industriels de retour au pays, mais s’accommodant mal du repos retrouvé dans leur vallée de l’Ubaye devenue trop étroite pour eux qui ont connu d’aussi vastes espaces dans une vie antérieure. Aussitôt arrivés et installés, aussitôt repartis pour conduire de nouvelles affaires sous d’autres cieux. Et c’est ainsi que Cannes accueillera ceux que l’on appellera, tout naturellement, les Barcelonnettes de Cannes.

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