drapeau mex

Carnot à l’heure mexicaine

1900 – 1940

ubaye

 

Avant-propos

Remerciements

Première partie

Deuxième partie

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitre 7

Chapitre 8

Troisième partie

Quatrième partie

Cinquième Partie

Sixième Partie

Postface

Table des matières

Plan – Villes de Cannes et du Cannet

Deuxième partie

Bienvenue au quartier Saint-Nicolas - Année 1908

 

Chapitre 2

D’hier à aujourd’hui – Le petit dictionnaire

 

Tant d’années ont passé depuis cette glorieuse période où les Bas-Alpins sont venus exercer leurs talents à Cannes et sa région. En toute discrétion, sans jamais occuper le devant de la scène, sans faire la une des journaux, sans être à la place d’honneur ni au centre des beaux discours. Redoutable efficacité pourtant de gens bien rodés aux affaires. Quand la machine s’est mise en route, la réussite ne pouvait qu’être au rendez-vous. Rien à voir avec des perdreaux de l’année qui se seraient essayés à voler avec le résultat que l’on sait pour ces malheureux oiseaux.

Discrétion certes, mais empreintes indéniables sur le renouveau de la ville après dépression, doutes et marasme. N’allez pas en conclure hâtivement que Cannes avait trouvé des mécènes pour redorer ses lambris ternis ou chanter les délicates couleurs des couchers de soleil sur l’Esterel ! Affaires d’abord et substantiels profits à tirer d’opérations immobilières de vaste échelle dans les quartiers Saint-Nicolas, Vallergues, Hautes-Vallergues, au quartier de l’Europe, à la rue Edith Cavell, le long de la route de Grasse, dans les quartiers du Four-à-Chaux, des Broussailles, de Cougoussoles, du Camp Long. En somme, dans ces quartiers cannois ou cannettans où tout restait à faire en matière d’urbanisation. Cerise sur le gâteau toutefois quand les Bas-Alpins descendront sur la Croisette et mettront leur griffe sur les prestigieux hôtels du Carlton, du Gray et d’Albion, et sur les Galeries Fleuries aujourd’hui disparues.

Discrets, nos Bas-Alpins, et cependant toujours présents parmi nous, grâce aux noms donnés à des villas ou conservés par les immeubles modernes les ayant remplacées. Des noms porteurs de l’histoire de ces hommes.
Parfois, c’est la montagne qui s’est invitée à la mer : Grand Rubrent, le plus haut sommet des Alpes de Haute-Provence qui culmine à 3 340 mètres – Bléone, affluent de la Durance – Belledonne, massif des Alpes – Bisalta, sommet alpin qui culmine à 2 231 mètres – Rochecline, l’un des plus beaux belvédères de la vallée d’Allos, culminant à 2 415 mètres – Chalmettes, hameau du Queyras.
Air frais des montagnes, parfums de fleurs, senteurs d’arbustes. Un étrange bouquet fait de Genévriers, Roses Blanches, Coquelicots, Reine des Alpes.

 

 Le Grand Rubrent  La Bléone  Les Chalmettes

 

D’autres noms encore plus surprenants sur nos rivages méditerranéens : Durango, ville mexicaine au pied de la Sierra Madre ; Reinera, ville de ce lointain Mexique ; Guayaquil surnommé la Perle du Pacifique, première ville de la République d’Equateur.
Autant de souvenirs inscrits sur toits et façades, auxquels le promeneur non averti, ne prend pas garde aujourd’hui.
Un dernier coup d’œil sur notre petit dictionnaire.
Le 13 avril 1970, après 180 ans d’existence, le département des Basses-Alpes prend l’appellation d’Alpes de Haute-Provence. Adossé aux Hautes-Alpes au nord, mais aux portes du littoral méditerranéen au sud, le département des Basses-Alpes a décidé d’enlever « le bas » quelque peu défavorable à son image, perçu par certains comme péjoratif, et d’opter pour la Provence tout en conservant son identité montagnarde.
Le lendemain de la parution du décret du ministre de l’Intérieur, autorisant ce changement de nom, la presse locale s’enthousiasme. Le département en est anobli. Ce nom est si joli et si poétique. Pourtant le nom choisi pose problème. Comment appeler désormais les habitants du nouveau département ? Alpins de Haute-Provence, Hauts-Alpins de Provence ou Provençaux-Alpins ? Le sujet fait débat. Faute de pouvoir trancher, les habitants continueront à s’appeler les Bas-Alpins, comme autrefois.
Grâce à cette nouvelle dénomination, l’honneur est sauf. Il était temps de s’éloigner du jugement peu flatteur, publié en son temps dans l’Atlas Larousse et définissant ainsi le département des Basses-Alpes : « Semées de rochers blanchâtres sortant, comme des ossements, d’un mince sol végétal où languissent des buissons, quelques fleurs de montagne et des arbres rabougris, ces montagnes forment presque partout un effrayant désert qui n’aura bientôt plus d’habitants ; c’est le Sahara sans le soleil d’Afrique, avec les neiges de la Sibérie. » – P. Joanne

 

Cartes anciennes du département des Basses-Alpes, actuel département des Alpes de Haute-Provence

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