drapeau mex

Carnot à l’heure mexicaine

1900 – 1940

ubaye

 

Avant-propos

Remerciements

Première partie

Deuxième partie

Troisième partie

Quatrième partie

Cinquième Partie

Sixième Partie

Postface

Table des matières

Plan – Villes de Cannes et du Cannet

Avant-propos

Croyant avoir terminé notre œuvre de chantre de ce fabuleux quartier Carnot de Cannes et du Cannet dans les Alpes-Maritimes, par commodité nous avions relégué au Paradis – où ils sont sans doute – tous les acteurs de cette histoire aussi étonnante que celle qui peut naître le plus souvent du quotidien et de l’ordinaire à la condition d’y prêter attention et d’en saisir les moindres détails qui finiront par devenir légende. Par commodité, parce que toute belle histoire doit avoir sa fin. Par commodité aussi, parce que nous pensions avoir tout dit sur les réalisations de nos grands hommes bienfaiteurs qui ont si bien travaillé pour que naisse le prodigieux boulevard de la Foncière Lyonnaise – futur boulevard Carnot – inauguré, comme chacun sait, le lundi 8 janvier 1883, à 11 heures le matin, au square de la Foncière Lyonnaise.

Ce jour-là, profusion de beaux discours et d’éloges mérités à son créateur, Monsieur Henri Germain qui a bousculé, en dix-huit mois seulement, le paysage urbain en créant d’une pièce, cette gigantesque artère reliant d’un trait le village du Cannet au nord à la petite ville de Cannes au sud. Eloges aussi, en ce début janvier 1883, à son complice des belles œuvres, Monsieur Eugène Gazagnaire, maire de Cannes, qui a su si bien accueillir le projet et favoriser l’édification de la plus grandiose avenue, promise au plus bel avenir.

Et comme le plus bel avenir tardait à poindre, ce fut au tour du maire, Monsieur Jean Hibert, puis à son successeur, Monsieur André Capron de tenter de donner vie et prospérité à ce nouveau quartier sommeillant au cœur d’une nature qui avait fini par reprendre ses droits. Friches, herbes folles, rues à l’abandon et quelques rares habitants venus là profiter d’un coin de campagne, loin du tumulte des villes. Surgissent de terre, le Palais de Justice en 1902, la Caisse d’Epargne en 1903, le Collège communal en 1913.

Nous pensions avoir tout dit, tout raconté sur cette étrange histoire, celle du quartier Carnot. Mais c’était sans compter sur deux infimes détails qui nous avaient échappé. Comme deux clefs cachées d’une autre fabuleuse histoire que nous allons aujourd’hui vous livrer, celle des Bas-Alpins de Cannes et du Cannet. Deux détails, deux clefs qui ont pour nom : rue Casimir Reynaud et rue de Barcelonnette, tout près du square Carnot, en territoire cannettan.
Sans lustre particulier, ces deux petites artères dont on n’a même pas idée de lire le nom si d’aventure nos pas nous conduisent jusqu’à elles. La curiosité a fini par triompher et nous dévoiler des trésors du passé que nous allons vous conter à présent.

En route donc à la découverte de cette chronique inédite du temps jadis, tandis que l’ultime histoire de ce boulevard, celle d’aujourd’hui, celle de la fabuleuse métamorphose du quartier Carnot, vient tout juste de commencer. Une réhabilitation qui rendra ses lettres de noblesse, à un quartier malmené, sacrifié à un trafic routier monstrueux, défiguré au fil du temps par la destruction massive d’un riche patrimoine architectural à jamais perdu. Apprêtons-nous à accueillir la plus belle avenue de Cannes et du Cannet telle que l’avait imaginée, sans y parvenir, Monsieur Henri Germain, en 1883. Oui, apprêtons-nous à accueillir les futurs Champs-Elysées qui accompagneront majestueusement les pas des visiteurs jusqu’à la mythique Croisette. Une nouvelle page de notre histoire est en cours dont nous laisserons l’écriture aux générations suivantes.   

Association Renaissance Carnot – Année 2013
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