RENAISSANCE CARNOT

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CERAMIQUES  DES CHARDONNERETS   

 

ANNEE 2001 – La fin annoncée  du Chalet les Chardonnerets

Le hasard veut que la création de Renaissance Carnot coïncide avec la destruction autorisée et annoncée du Chalet les Chardonnerets (emplacement au n° 93 du boulevard Carnot  - Cannes ). Mais, il est trop tard pour agir. Vive émotion au quartier Carnot, de devoir perdre une nouvelle fois, un élément de son patrimoine ancien architectural.

Les chalets, petites unités rustiques réalisées à moindre frais pour les besoins de la villégiature, ont été très en vogue à la Belle Epoque, et édifiés en grand nombre entre 1870 et 1885. La plupart d’entre eux ont disparu. Le Chalet les Chardonnerets en constituait un bel exemple, avec ses deux frontons décorés de tableaux de céramique et ses balcons de bois ouvragé.

En 1920, les fiches du Fonds Andrau mentionnent : le nom du propriétaire, WARNERY architecte (Architecte de grand renom – plans de l’hôtel Desanges, actuel Hôtel de Ville du Cannet ) – Superficie du jardin : 700 m² où est établie une petite buanderie avec lavoir – En sous-sol : caves et petit chauffage central pour la maison – Au rez-de-chaussée : salle à manger, salon, office, cuisine – Au premier étage : 3 chambres de maître, une salle de bain et deux cabinets de toilette avec eau chaude et eau froide – Au deuxième étage : 1 chambre de maître, 2 chambres de domestiques, un débarras – Parquet ciré au rez-de-chaussée ( Parquet en pitchpin ) – Gaz, électricité, pas de téléphone.
Prix de vente non meublé : 125 000 francs.

L’association se mobilise pour sauver ce qui peut encore l’être, à savoir les étonnantes céramiques des frontons. La Ville de Cannes et son service de l’Urbanisme approuve et soutient la demande de Renaissance Carnot, et négocie avec le promoteur, le sauvetage de ces céramiques.
Une première action associative qui vaudra à Renaissance Carnot d’être surnommée : l’association Cui-Cui les petits oiseaux ! Ceci pour la petite histoire. A défaut de renom, Renaissance Carnot était fière d’avoir un surnom.


ANNEE 2002 – Le sauvetage des céramiques


Le Journal – n°6 – Renaissance Carnot – Mars 2002 – Extrait

"Le coin des heureux
Ça a été un vrai grand bonheur quand la grue a soulevé 12 tonnes de mur, 12 tonnes où étaient collés depuis un siècle, les deux superbes tableaux en céramique représentant des chardonnerets voletant sur fond de ciel bleu et cerisiers en fleurs.
Actuellement nos oiseaux sont à la campagne sur un terrain de la Ville de Cannes, à la Roubine. Ils reviendront bientôt chez nous, chez eux, probablement dans le petit jardin public à côté de l’hôtel Amarante.
Merci au service de l’Urbanisme, merci à Monsieur l’architecte et au promoteur. Merci, merci, merci, même si nous avons tous eu de gros pincements au cœur quand on a vu s’écrouler notre dernier grand beau chalet."

 

Le Journal – n° 7 – Renaissance Carnot – Juin 2002 – Extrait

"Des nouvelles de nos oiseaux
Nos chardonnerets vont bien. Ils reprennent des forces à la campagne après toutes ces émotions. Soyez rassurés, ils reviendront piailler chez nous dès que possible. Promis, ce jour-là, nous ferons la fête"

 

Le Journal – n° 8 – Renaissance Carnot – Novembre 2002 – Extrait

"Le cardouline pleureur
Un cas clinique unique dans toute l’histoire de l’ornithologie française et mondiale aux dires  des savants dépêchés sur les lieux, c'est-à-dire sur le terrain de la Ville de Cannes à la Roubine.
Ils croyaient avoir tout vu et tout connaître, nos spécialistes en oiseaux. Mais quand ils sont arrivés à la Roubine, ils en sont tombés à la renverse. Ils venaient de découvrir : l’oiseau pleureur.
Pauvres petits cardoulines, pauvres petits chardonnerets qui pleurent, oui qui pleurent leur retour au pays ! On a eu un mal de chien à leur faire faire le sourire pour la photo. Ça ne les a même pas consolés d’être les stars de notre affiche "Carnot à la Belle Epoque". Ils pleuraient encore plus fort, à vous fendre l’âme.
Conclusion des grands spécialistes en ornithologie : il s’agit d’un syndrome exceptionnel du "Chardonneret rare", dit "cardinalin", dû à un choc émotionnel fort, parfaitement réversible. Un prompt retour au pays, chez eux, le long de leur boulevard, dans le jardin public à côté de l’hôtel Amarante, semble devoir être le remède infaillible pour leur guérison."

 

Le Journal – n° 9 – Renaissance Carnot – Décembre 2002 – Extrait

"Conte de Noël  -ou- il sera une fois

Eh oui, ce furent les habitants du quartier Carnot qui restèrent tout ébaubis en ouvrant leurs volets, le matin de ce 25 décembre, jour de Noël.
Certains de ces habitants, en découvrant l’incroyable, croyant avoir perdu la raison, refermèrent vite volets et fenêtres, rajustèrent leur bonnet de nuit et repartirent sous leur couette. Les plus courageux restèrent à découvrir le rêve éveillé que ce coquin de Père Noël venait de poser à leurs pieds.
En effet, quand Papa Noël eut vent des infortunes et des avatars de ce vieux boulevard Carnot à l’âge respectable de 120 ans – de ce vieux monsieur qui avait rendu tant de loyaux services à toute la population sans jamais avoir eu le moindre remerciement, ni le plus petit lifting – Papa Noël donc n’hésita pas un instant. Il prépara son traîneau repeint en rouge et or, attela ses doux rennes à regard de biche et chargea son matériel magique de Père Noël : des palmiers drus à palmes souples, sa palette de couleurs de ciel d’automne et ses meilleurs pinceaux en poils de chèvre, trois beaux canards colverts, deux cygnes et une ribambelle de paons ; les petits ânes, eux, comme tous les ânes, se firent un peu prier avant de monter dans le traineau.
-"Ce sera pour le square Carnot", expliqua le Père Noël aux étoiles étonnées.
-"Voyons, voyons, qu’est-ce que j’oublie ?"

Mais un Père Noël, ça n’oublie rien. En passant au-dessus du terrain de la Ville de Cannes à la Roubine, bref claquement de fouet et voix rocailleuse du Père Noël :
"Suivez-moi ! ", leur a-t-il dit.
Grand bruit d’ailes et une nuée de chardonnerets vinrent voleter autour du traîneau."
En cette veille de Noël, croyons tous, si vous le voulez bien, à Papa Noël !

Joyeux Noël !

 

ANNEE 2005 – Retour d’un fronton de céramiques

Le Journal – n° 22 – Renaissance Carnot – Février 2005 - Extrait

"Douze tonnes, pour nos petits oiseaux !
Le retour de nos Chardonnerets au Jardin Callandry, le premier jour du Congrès le plus important de l’année à Cannes, ne pouvait pas passer inaperçu. Embouteillage monstre sur le boulevard Carnot ! Mais aussi, émotion des riverains en retrouvant ce qu’ils croyaient avoir à jamais perdu.
Et la réflexion du "livreur" d’oiseaux quand il redescendit de son énorme élévateur après avoir posé délicatement le fronton de céramiques sur le support métallique prévu à cet effet :
-"Et voilà, le petit colis est livré ! Un petit colis de douze tonnes tout de même ! Au revoir, Messieurs Dames !"

Alléluia !

ANNEE 2010

Le second fronton des Chardonnerets est toujours en attente de retour, sur le terrain de la Ville de Cannes à la Roubine. Ce fronton a été offert par le Maire de Cannes au Maire du Cannet.
Il devrait trouver place au square Carnot.

A suivre…

Album Photo : La démolition du chalet et le sauvetage des céramiques

Album Photo : Les céramiques (détails)

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