Le Passé Retrouvé - Lycée Carnot

CARNOT - LYCEE CARNOT n° 96

Lycée Carnot

Quand Antoine Caïs ( 1874-1936 ), brillant avocat et conseiller municipal cannois respecté apprend que la Ville de Antoine CaïsCannes s’apprête à sacrifier le splendide Square Carnot pour y loger le portail du nouveau Collège communal, son sang ne fait qu’un tour. Détruire un square pour un portail, sans même en avoir avisé la Commune du Cannet, propriétaire elle-aussi, du magnifique jardin, quel sacrilège ! Et en matière d’intercommunalité, Antoine sait de quoi il parle, lui, le tendre époux de Mademoiselle Calvy, fille du Maire du Cannet. Cannes recule. Monsieur l’architecte retournera à sa planche à dessin et le portail trouvera place, tout bonnement, le long du boulevard Carnot. - 1913 –

Au n°96 – Lycée Carnot – Etrange Lycée Carnot avec ses allures de château implanté dans une sorte de cloître fait de fantaisie et de gaîté, baignant dans une luxuriante végétation exotique ! Edifié en 1913, l’ancien Collège communal sera l’une des dernières expressions de la Belle Epoque qui s’achèvera, un an plus tard, dans les atrocités de la Grande Guerre. Réalisation architecturale surprenante qui verra le jour, in extremis, après 35 années de refus cannois de se plier aux exigences de la III° République et à ses lois sur la laîcité, et d’accepter le modèle dévolu à ce type d’établissement imposé et financé par l’Etat françaisLycée Carnot. A force de résistance et de ruse surtout, Cannes, station d’exception où se pressent tous les Grands de ce monde, échappera au collège ordinaire et aura un établissement original, conçu par l’architecte Camille Mari, tout en bénéficiant d’une aide financière substantielle de l’Etat. Vaste ensemble comprenant au Nord, un corps principal, deux ailes couvertes en terrasse en retour de part et d’autre d’une cour d’honneur et aboutissant à deux corps de bâtiments au Sud, s’ouvrant sur un escalier à deux volées divergentes avec balustrade. Un réseau de portiques et galeries ouvertes relie les corps de bâtiments.
Au n° 107 – Villa Elisa – 1909 – Architecte Gallamand. Préfigure la modernité. Décor de guirlandes de roses autour des baies. Motifs de fleurs à ombelle, plus art-nouveau mais pas encore art-déco pour les ferronneries des garde-corps. En applique, céramique de Massier, de Vallauris.
Rue de StalingradAu n° 10 – Les Fruits d’Or – 1912-1922. Au n°7 – Les Ondes – 1926 – Architecte Henri Bret.

Les Fruits d'Or, 10, rue de Stalingrad

Album Photo

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