Les styles architecturaux - Les Temps Modernes

CANNES - QUARTIER CARNOT - LE CANNET

LES STYLES ARCHITECTURAUX

LES TEMPS MODERNES (1946 à nos jours)

Principales caractéristiques

Immeubles le long du boulevard Carnot

- Constructions de plus grandes dimensions ( plus hautes, plus longues ), standardisées et uniformes ( Sur Carnot, les immeubles remplacent les villas et leur jardin ).

- Revêtement des façades des immeubles dits de standing de matériaux nobles.

Simplicité, uniformité des immeubles qui s’étirent le long des rues.

Immeubles modernes - 99 et 101, boulevard Sadi Carnot au CannetUne fois encore, la guerre a fait des dégâts considérables. L’argent manque pour reconstruire -ou- tout simplement pour construire. Il faudra attendre 1952 pour que la construction, tant publique que privée, reprenne. La fin de la guerre d’Algérie et l’exode des populations dans notre région de soleil va accroître la demande en logements. A cette demande plus spécifique, s’ajoutera celle liée au retour des plaisirs de la vie et de l’aspiration à la résidence secondaire.


Ce sera le début pour le quartier Carnot des démolitions massives des villas construites dans les années 1900 pour faire place aux grandes barres d’immeubles actuelles.
D’une manière générale, on peut dire qu’en une vingtaine d’années, la France construira plus de logements qu’elle ne l’avait fait depuis 1870. Bilan quantitatif extraordinaire, mais évolution qualitative pas toujours satisfaisante. Cependant, malgré certaines déceptions, il existe bel et bien un foisonnement d’initiatives individuelles souvent intéressantes qu’on ne peut noyer dans la masse et auxquelles il faut rendre justice.


Plus particulièrement, le quartier Carnot accueillera de nouveaux bâtiments dont la qualité des matériaux utilisés à l’époque de leur construction, notamment marbre, petits carreaux de céramiques de toutes les couleurs typiques des années 1960, verre fumé pour les longs balcons filants, a de quoi surprendre de nos jours. Recherche aussi pour certaines façades aux angles souvent arrondis, voire dotées de surprenants décors évoquant des pilastres. S’il n’est plus fait mention sur la construction du nom de l’architecte, on donne à chaque immeuble un nom qui permettra de l’identifier.
Pour exemple : le long du boulevard Carnot, aux n° 35/37 le Palais Carthage ; au n° 39, le Palais Amilcar ; au n° 55, le Christinia ; au n° 85, Immeuble- 3, avenue des Anglaisle Roxane ; au n° 87, le Vauban… Les Elfes, le Central Park, les Sorbiers. Etc.

Les dernières décennies semblent vouloir amorcer une architecture différente : l’urbanisme prend le temps de s’humaniser. Le toit en tuiles s’impose de nouveau et détrône les toitures-terrasses de béton. Les réminiscences et les résurgences des courants architecturaux anciens reviennent en touches discrètes ou plus marquées sur les façades et concourent à leur donner âme, fantaisie, couleur et légèreté. Modernité plus hardie encore cotoie évocation furtive du passé.
Pour exemple : l’hôtel Amarante au n° 78 du boulevard Carnot à Cannes ; le Palais Milton au n° 74 du même boulevard. Etc.


© RENAISSANCE CARNOT